Après trois saisons à l'Atletico Madrid, Peter Luccin a choisi de donner une nouvelle impulsion en sa carrière en rejoignant Saragosse. Un contrat de trois ans avant de revenir en France.
Peter Luccin, on vous a annoncé un peu partout cet été, du Milan AC à Benfica en passant par Birmingham. Pourquoi rejoindre Saragosse ?
Mon transfert à Saragosse s'est conclu rapidement. D'ailleurs, je suis sur la route pour aller signer un contrat portant sur les trois prochaines saisons. En fait, j'avais plusieurs propositions. L'actionnaire majoritaire de l'Atletico Madrid a souhaité que ce soit moi qui décide de ma destination. J'ai donc choisi Saragosse sur des critères sportifs. Cette saison, le club dispute la Coupe de l'UEFA et va tenter jouer les premiers rôles dans la Liga.
Avez-vous des regrets de quitter l'Atletico Madrid ?
Je n'ai aucun regret. Nous ne sommes pas parvenus à trouver un arrangement pour prolonger. Nous nous sommes séparés comme il fallait. Je dois également penser à moi. Je quitte un grand club en devenir pour une autre grande équipe. Je ne perds pas au change. Je suis vraiment heureux, d'autant que j'ai eu le contrat que je souhaitais.
Pourquoi n'avez-vous pas répondu aux avances des clubs anglais ? Elles n'étaient pas intéressantes ?
Si. L'Angleterre m'attirait beaucoup. Plusieurs clubs, dont Birmingham, m'ont approché. Ils ont tout fait pour m'avoir. Pour ma famille et ma petite fille qui est presque espagnole, la meilleure solution était de rester en Espagne.
« Après Saragosse, je reviens en France »
Saragosse, ça vous inspire quoi ?
Ayala a signé, Milito vient de prolonger. Il y a également Aimar. Ce ne sont que des Argentins. C'est une bonne chose car on ne parle là que de joueurs de haut niveau. On ne peut donc pas affirmer qu'il s'agit d'un retour en arrière dans ma carrière...
Rester à Madrid avec une seule année de contrat a-t-il compté à l'heure du choix ?
Ce n'était ni bon pour moi, ni pour l'Atletico. Je pouvais partir libre dès janvier 2008. Là, je signe pour trois ans. Et après ce contrat, je reviens en France.
Vraiment ?
Oui. Je veux terminer ma carrière en France, c'est clair et net. J'aimerais vraiment finir dans mon pays. Monaco ou Lens sont des équipes que j'aime bien. Et il y a également Bordeaux et Marseille que je connais parfaitement pour y avoir évolué.